L'apport personnel
Aménagement du local, acquisition de matériel, de l'équipement informatique, prévision du fonds de roulement, frais d'immatriculation... Les besoins financiers sont très variables. Ils doivent souvent être mobilisés rapidement, dans les premiers mois de vie de l'entreprise. Commencez par lister vos besoins. Et faites le compte de vos ressources. Tout commence par l'apport personnel. Lui seul peut réussir à déclencher des financements, en inspirant confiance. Il peut s'agir d'un apport en numéraire, mais également en nature - ordinateur, outils, camion... La famille et les amis peuvent être sollicités : à vous de les persuader de votre capacité à gérer une affaire.
Les aides et les subventions
Elles sont peu nombreuses et le plus souvent sous la forme d'avances remboursables. Vous pouvez y avoir accès en fonction de votre statut et du lieu d'implantation de l'entreprise.
Le prêt d’honneur sans intérêt
France Initiative regroupe aujourd'hui 241 plateformes qui couvrent l'ensemble du territoire (métropole et outre-mer). Les plateformes France Initiative peuvent vous aider à renforcer vos fonds propres et à obtenir ainsi un financement bancaire complémentaire. Elle propose également un prêt d’honneur sans intérêt et sans garantie personnelle. L’entreprise publique Oséo attribue, sous conditions, un Prêt à la création d’entreprise (PCE) d’un montant de 2 000 à 7 000 euros, sans caution personnelle ni garantie.
Pour les demandeurs d’emploi
L'aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise (ACCRE) offre une exonération des charges sociales pendant un an. Retrouvez toutes les conditions à remplir pour bénéficier de ce dispositif ainsi que le formulaire de demande d’ACCRE téléchargeable en ligne sur le site de Pôle Emploi. Les chômeurs qui bénéficient du dispositif ACCRE ont droit au maintien pendant 12 mois de leur allocation à taux plein.
Depuis 2009, le dispositif Nacre propose aux demandeurs d’emploi un parcours d'accompagnement renforcé d'une durée d'au moins 3 ans. Cet outil prend également la forme d’un prêt à taux zéro, d’un montant compris entre 1 000 € et 10 000 €. Et remboursable dans un délai maximum de 5 ans.
Pour en savoir plus, consultez le site www.emploi.gouv.fr/nacre/
Les demandeurs d'emploi reconnus travailleurs handicapés peuvent obtenir de l'Agefiph, une aide à la création d’entreprise (y compris sous le statut d’auto-entrepreneur).
Les emprunts
Les banques sont le principal partenaire d'une entreprise en phase de création. Les convaincre du bien-fondé de votre projet n'est pas une mince affaire. Trois critères à garder en tête : la banque ne finance pas plus de 50% du coût du projet (d'où la nécessité de l'apport) ; le prêt doit être au moins égal à 7 500 euros ; enfin, il faut présenter des garanties.
Les prises de participation
Vous pouvez vous adresser à des clubs d'investisseurs, telles que les Cigales ou Love Money pour l'emploi, qui pratiquent l'épargne de proximité. Si vous souhaitez consolider et élargir votre socle financier, rapprochez-vous de business angels.
Autre solution, les sociétés de capital-risque, qui s'intéressent aux projets à fort retour sur investissement, et les fonds d'amorçages proposé par les "incubateurs d'entreprises".
Et pourquoi ne pas tenter des concours de jeunes créateurs ?
Ouverts à tous ou à des publics bien précis - femmes, jeunes, entreprises innovantes... -, il en existe de très nombreux, au niveau national ou local. La médiatisation de ces concours peut vous valoir l'intérêt de votre banquier !