Le référé est une procédure rapide à utiliser surout en cas d'urgence : salaires non payés, pas de certificat de travail pour prendre un nouvel emploi, pas d'attestation d'employeur pour toucher les Assedic ou les indemnités de maladie, pas de motifs écrits du licenciement, etc.
On saisit alors le juge des référés. Il existe une formation de référé dans chaque conseil des prud'hommes. Elle se compose d'un conseiller prud'homme salarié et d'un conseiller prud'homme employeur (art. L. 512-2 du code du travail).
La formation de référé n'a pas compétence pour apprécier le fond du litige, mais seulement l'urgence ou l'absence de contestation sérieuse. A défaut de conciliation, elle devra renvoyer l'affaire directement devant le bureau de jugement.
Le code du travail prévoit que la formation de référé peut, dans les cas d'urgence :
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ordonner toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un litige
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prescrire des mesures conservatoires ou de remise en état dans les cas de dommage imminent ou lorsqu'il s'agit de faire cesser un trouble manifestement illicite
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accorder une provision au créancier dans le cas où son droit n'est pas sérieusement contestable
Ainsi, le juge de référé, a, par exemple, la possibilité de condamner l'employeur au paiement du salaire en retard ou encore à la délivrance sous astreinte de documents tels que des feuilles de paie, des attestations ASSEDIC, des certificats de travail etc. à son salarié.
La demande en référé est formée par le demandeur (art. R. 516-32) :
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soit par acte d'huissier assignant le défendeur à comparaître avec envoi d'une copie au secrétariat greffe
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soit dans la forme d'une demande en conciliation. Si l'affaire est portée directement en référé, il n'y a pas de conciliation préalable.
À la fin de l'audience, une ordonnance de référé vous sera délivrée. Il s'agit cependant d'une décision provisoire dont l'exécution pourra être mise en cause par une nouvelle décision.
(Décembre 2004)