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Syndicats : qu'en pensent les salariés ?
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Le taux de syndicalisation des salariés est seulement de 8% en France. C’est l’un des plus faibles d’Europe ! Un sondage CSA décrit comment les salariés perçoivent les syndicats.
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Syndicats et patronat ont ouvert, le 24 janvier, des négociations sur la représentativité syndicale qui devraient aboutir d'ici la fin mars. Trois thèmes seront au cœur des discussions bilatérales : la représentativité des organisations syndicales, leurs modes de financement et le dialogue social dans les entreprises. A la demande de l’Institut supérieur du travail, l’Institut CSA a réalisé un sondage visant à étudier la perception que se font les salariés de leur représentation syndicale (1). Voici les principaux enseignements de ce sondage, publiés le 17 janvier 2008.
Les salariés portent un jugement plutôt mitigé sur la capacité des organisations syndicales nationales à les représenter. Ainsi, 47 % des personnes interrogées considèrent que les grands syndicats représentent bien les salariés contre 49%. Les sondés ont un jugement plus sévère lorsqu’ils s’expriment à un niveau personnel : ils ne sont plus que 38% à se sentir bien représentés par les organisations syndicales. Toutefois, l’opinion des sondés sur les syndicats présents dans leur entreprise est légèrement plus positive : 34% d’entre eux jugent qu’ils représentent bien les salariés (contre 32% d’avis contraires) et 35% se sentent représentés, à titre personnel, par ces syndicats contre 28%. Par ailleurs, pour 46% des personnes interrogées, les syndicats défendent « la profession ». Ils sont 24% à penser qu’ils défendent « l'ensemble des salariés » et 22% considèrent qu'ils défendent d'abord « les adhérents ».
Pour les salariés sondés, la légitimité des syndicats reposent davantage sur la force de mobilisation (33%), l’expérience (32%), l’indépendance (31%) que sur le nombre de voix obtenues aux élections professionnelles (26%) ou le nombre d’adhérents (21%). De fait, 51% des salariés sont favorables au maintien de la règle - définie par une loi de 1950, révisée en 1966 - selon laquelle les cinq représentations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) ne sont pas dans l’obligation de faire la preuve de leur représentativité pour présenter des candidats aux élections d’entreprise.
La majorité des salariés interrogés se montrent rétifs à l’évolution des règles concernant l’élection des délégués du personnel. Ainsi, 60% d’entre eux ne souhaitent pas d’une obligation de se syndiquer pour pouvoir se présenter aux élections dans l’entreprise. En revanche, ils souhaitent le changement des règles relatives à la désignation des délégués syndicaux. De fait, 83% des salariés interrogés se disent favorables à ce que les représentants du personnel ou les membres du Comité d'entreprise puissent négocier les accords d'entreprise en l'absence de délégué syndical dans l'entreprise. Enfin, si la règle actuelle permet aux syndicats de désigner les salariés de leurs choix comme délégués syndicaux, 65 % des sondés sont favorables à l’obligation de désigner les délégués syndicaux uniquement parmi les élus du personnel.
(1) Sondage réalisé par l'institut CSA auprès d'un échantillon national représentatif de 797 salariés du secteur privé, interrogés entre le 19 décembre et le 3 janvier 2008.
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