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Les métiers délaissés : une voie à saisir
Boucher : au-delà des clichés
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Sacré Meilleur Ouvrier de France dans la catégorie boucherie en 2007, Alexis Caquelard en est persuadé : les jeunes motivés, et qui choisissent ce métier, ont de beaux jours devant eux.
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Comment êtes-vous devenu boucher ?
Ma vocation est précoce : mon père était boucher, et dès l’âge de six ans, j’ai souhaité exercer le même métier. On peut dire que mon chemin était tout tracé ! Il y a vingt ans, je suis donc entré en apprentissage chez un ami de mon père, tout en préparant mon CAP de boucher, que j’ai complété ensuite par un CAP en charcuterie, un brevet professionnel de boucher, puis un brevet de maîtrise, dans la même spécialité. Ce dernier diplôme était important, car j’avais le projet d’enseigner. J’ai d’ailleurs obtenu un poste à 23 ans dans un centre de formation des apprentis (CFA), en Normandie.
Quels sont les avantages de ce métier ?
Je trouve que l’on ne parle pas assez aux jeunes de ses débouchés : avec un CAP de boucher, ils peuvent être certains de trouver un emploi. A condition, bien sûr, de soigner leur travail, de s’y investir, et ne pas avoir peur de bouger. Mais cette mobilité géographique reste raisonnable : certains de nos élèves sont "montés" à Paris – ce qui n’est qu’à deux heures de la région normande. La plupart d’entre eux gagnent très bien leur vie. Au-delà de ces places en tant que salariés, on peut aussi se mettre à son compte : de plus en plus d’entreprises sont à reprendre, et nous manquons de cadres. Les jeunes qui sont prêts à poursuivre jusqu’à un diplôme de niveau IV peuvent saisir ces opportunités pour s’installer. Par ailleurs, le métier a beaucoup évolué ces vingt dernières années.
En quoi a-t-il changé ?
Les clichés sur les charges lourdes, le sang ou la difficulté des horaires ne sont plus du tout d’actualité ! Il y a eu des progrès techniques considérables : passé 400 kg, aujourd’hui, les carcasses sont découpées en huit, alors qu’elles étaient divisées en quatre auparavant, et de nombreuses entreprises se sont équipées de rails. Actuellement, une grande partie des bouchers suit les 35 heures. Notre métier se rapproche aussi de plus en plus de la cuisine, il ne se limite plus à la fabrication, c’est-à-dire à l’épluchage et au désossage du bœuf, du veau et de l’agneau. Désormais, nous préparons beaucoup de plats, avec des légumes, des fruits, certains de mes collègues font même de la conserve ou de la salaison. Ce travail de transformation des produits et d’élaboration est justement très intéressant pour les jeunes et leur ouvre de nouvelles perspectives.
En savoir plus
- Le site des artisans bouchers
- Jedeviensboucher.com : un site d’information pour tout savoir sur le métier de boucher (formations, reconversion…)
- Artisanat.info : des fiches métiers, des informations sur les diplômes menant à l’artisanat
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Rédigé par Aurélie Djavadi
Publié le 15/02/2010
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SOMMAIRE DU DOSSIER
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