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Savoir revenir après une mission à l'étranger
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Bénévolat, environnement professionnel inédit, mission d'urgence... L'humanitaire a un côté exaltant. Le retour à la "vie normale" l'est beaucoup moins.
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Bénévolat, ouverture sur les autres et sur d'autres cultures, environnement professionnel inédit, mission d'urgence... L'humanitaire a un côté exaltant. Le retour à la "vie normale" l'est beaucoup moins. L'envers du décor, c'est ce moment de déphasage, de "décompression", qui peut rimer avec dépression. Où le volontaire humanitaire doit apprendre à se gérer, et à rebondir. Une étape d'autant plus difficile à négocier que la mission a été intense, et les responsabilités nombreuses.
L'étape du debriefing. Essentielle, elle permet de "vider son sac" émotionnellement. C'est l'occasion de faire le point sur sa mission avec l'organisation humanitaire : presque toutes le proposent. La rédaction d'un rapport, à la suite du debriefing, permet au volontaire de reprendre ses marques, et un peu de recul. Et après ? Envie de poursuivre dans l'humanitaire ou de se réinsérer, d'alterner les périodes en et hors ONG ? L'association Résonances humanitaires, qui a pour vocation d'aider les expatriés de retour, s'efforce de mettre en place des bilans de compétences, via des cabinets spécialisés. Une bonne façon de valoriser son expérience, notamment auprès d'employeurs potentiels. Ce qui ne va pas de soi, loin de là. Du fait de leur statut, en effet, les volontaires se retrouvent souvent en porte-à-faux sur le marché de l'emploi. "A l'ANPE comme dans les cabinets d'out-placement, on met de côté votre expérience humanitaire", explique Eric Gazeau, président de Résonances humanitaires.
Le statut. Dans 80% des cas, les humanitaires sont des "volontaires" (décret de 1995).
Depuis le 23 mai 2006, les associations et les fondations peuvent signer un contrat de volontariat qui prévoit le versement d'indémnités de subsistance durant la mission. Le volontaire salarié peut légitimement démissionner et percevoir, à son retour, une indémnisation du chômage si sa mission dure au moins un an. L'humanitaire qui ne rentre pas dans ce statut ne peut pas bénéficier des assedics. L'ex-volontaire ne peux donc demander que le RMI pour s'en sortir.
En savoir plus :
Résonances humanitaires : une association d'aide au retour
Bioforce : organise des séances de formation sur les missions de solidarité
Coordination Sud : Portail des ONG françaises de solidarité internationale
Le site du ministère des Affaires étrangères et européennes : Un point sur les différents statuts de l'humanitaire
Le texte de loi sur le site légifrance
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ET AUSSI
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