Dédramatiser le premier jour. L'angoisse du premier jour est tout à fait légitime, voire normale. Après tout, il ne s'agit plus d'un stage ou d'un job d'été, mais d'un vrai contrat. Essayez de dédramatiser ces premiers jours en gardant votre enthousiasme, quoi qu'il arrive. La période d'essai sert avant tout à voir si vous vous intégrez à l'entreprise, à sa culture et à son "mode de vie". Comprendre vite, communiquer, organiser son travail, prendre des initiatives...un débutant sera plus jugé sur ses facultés d'intégration que sur ses compétences techniques.
Profiter des programmes d'intégration. Pour faciliter l'arrivée de nouvelles recrues, certaines grandes sociétés organisent des séminaires d'accueil, ou des sessions de formation. Sur une ou deux journées, vous apprendrez tout sur l'organigramme, les noms et les fonctions des collaborateurs. Généralistes ou thématiques, ces séminaires servent avant tout à vous décomplexer.
S'immerger dans l'entreprise. De nombreuses sociétés -les PME-PMI notamment -, laissent les jeunes diplômés faire leurs preuves. A défaut de parcours d'intégration, ce sont les facultés d'adaptation qui sont jugées : intégration dans une équipe, faculté à s'organiser et à être autonome. Pendant ce temps de mise en place, il s'agit à la fois de se rendre rapidement opérationnel, et de se fondre dans la culture de l'entreprise. Deux conseils de bons sens : rester humble et disponible, et observer le comportement de ses collègues.
Réussir sa période d'essai. Elle fonctionne dans les deux sens. Pour l'employeur, mais aussi pour le jeune embauché, qui peut ainsi évaluer si le poste lui convient. Une période d'essai peut être renouvelée, à condition que la possibilité figure noir sur blanc dans le contrat de travail. Pour réussir son intégration, le poste doit être bien défini : vous devez connaître vos attributions, et la ou les personnes dont vous dépendez. Demandez à rencontrer votre chef de service pour faire un bilan de ces premières semaines. Et n'hésitez pas à poser des questions ou à faire des propositions.
Accepter de s'être trompé. L'ambiance ne correspond pas à votre tempérament, ou le poste n'a rien à voir avec ce qui vous a été présenté lors du recrutement. Parlez-en avec votre chef de service, et si aucune solution ne peut être trouvée, prenez rendez-vous avec la DRH ou avec le directeur de l'entreprise. Deux solutions : vous démissionnez ¿ sans droit aux Assedic -, ou vous négociez avec votre employeur un licenciement avant la fin de la période d'essai.
A lire
Le Guide du salarié averti
Pauline Perrin-Jeol,
Ed Marabout, 2002, 10,99 euros.
Tous les conseils indispensables pour comprendre le droit du travail, prévenir les éventuels aléas et gérer astucieusement sa carrière.
Premier emploi, quels sont mes droits
Ed. La Documentation Française
Juillet 2000
142 p., 7,62 euros
Formation, exécution ou rupture d'un contrat de travail, négociation de salaire, congés payés, droits sociaux, autant de thèmes abordés à travers 53 fiches pour tout savoir sur votre nouveau statut de salarié et les démarches à effectuer.
Le conseil de l'expert
" La première impression reste. On parle souvent des 100 jours de grâce en politique, c'est vrai aussi dans le monde du travail. Aujourd'hui, les nouveaux arrivants doivent intégrer très vite les codes de l'entreprise, vêtements, langage, relations hiérarchiques... Attention à ne pas être critique, dans les trois premières semaines de sa prise de fonction : il s'agit de réfréner son enthousiasme, de réaliser son propre audit de l'entreprise et d'apprendre à connaître le contexte."
Roseline Loeb, DRH de Randstad Interim France.
Témoignage " Renault a un parcours d'intégration structuré. Après une première journée avec les RH, j'ai rencontré mes chefs de service le deuxième jour, avec lesquels j'avais sympathisé au cours des entretiens. Puis j'ai démarré un stage ouvrier de trois semaines, sur les chaînes de production et en concession."
Denis Sauvage Ecole des mines de Nancy, embauché chez Renault en janvier 2004 comme chargé d'achat.
(Septembre 2004)