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Le bilan de compétences
Le témoignage de Sophie, 33 ans
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L'expérience de Sophie, assistante, qui a réalisé un bilan de compétences dans un centre choisi par la DRH de son entreprise.
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Pour Sophie, l’objectif était de se réorienter vers un nouveau métier : formatrice en informatique ou éducatrice de jeunes enfants. Mais l’objectif de son entreprise était clairement autre : lui faire accepter de force un poste dans un autre service de la société.
Des entretiens essentiellement collectifs
"Sur la dizaine de rendez-vous qui ont été fixés, deux seulement se sont déroulés en tête à tête avec un consultant. Les rendez-vous duraient d'une demi-heure à une heure chacun. La majorité des rencontres consistait en une formation générale, par groupe de dix, sur des thèmes comme la lettre de motivation, le CV ou l'entretien. Toutes les autres personnes du groupe appartenaient à ma société comme la majorité des personnes en bilan dans ce centre."
Des tests sans débriefing
"J'ai réalisé deux tests de personnalité. L'un plutôt psychologique donnait des indications sur mes tendances de comportement : intuition, introversion, perception, sentiment... L'autre plus professionnel, réalisé sur informatique pendant trois heures, indiquait mes aptitudes telles que l'organisation, le dialogue ou la capacité d'initiative... Aucun de ces tests n'a fait l'objet d'un échange avec le consultant. Je devais lire les résultats seule sans pouvoir en discuter."
Des objectifs orientés
"J'ai fait ce bilan en souhaitant me réorienter vers un nouveau métier, éventuellement dans l'entreprise où je suis, mais pas nécessairement. J'ai eu l'impression que les consultants cherchaient à m'orienter vers un profil de poste décidé par la direction des ressources humaines de l'entreprise. Ces derniers souhaitaient en effet me proposer un poste d'assistante dans un service lié à l'informatique. Le consultant me laissait clairement comprendre qu'il discutait en parallèle avec le service RH, ce qui cassait toute relation de confiance."
Une démarche "psy" contestable
"Lors d'un entretien en tête à tête, le consultant a analysé mon CV en ayant recours à des ressorts psychologiques forts du type : "je ressens une relation tendue avec votre mère" ou "avez-vous pensé à vous inscrire sur un site de rencontre pour trouver un petit ami ?". Des remarques fort déplacées à mon sens et peu constructives en terme de parcours professionnel. On ne psychanalyse pas une personne en une demi-heure et je n'étais pas là pour ça".
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Rédigé par La rédaction
Publié le 15/09/2010
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SOMMAIRE DU DOSSIER
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