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Le bilan de compétences
Le témoignage de Laure, 40 ans
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Ingénieur commercial dans une entreprise de télécommunications, Laure a réalisé un bilan de compétences. Objectif : évoluer, voire changer de fonction.
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Le but du dispositif n'a malheureusement pas été atteint à son sens. Le consultant s'est contenté de lui dire ce qu'elle savait faire dans le cadre de son poste actuel, des informations qu'elle connaissait déjà.
Seule pour choisir son centre
"A partir de la liste que m'a communiquée le Fongecif, j'ai demandé des entretiens dans les centres de bilan qui étaient sur les lignes de métro que je fréquente. J'ai écarté les centres où la personne qui me recevait me disait que je serai suivie par un autre consultant. Je trouvais frustrant de devoir expliquer à nouveau ma démarche à quelqu'un que je ne connaissais pas encore. Le centre que j'ai choisi m'a proposé 10 séances de deux heures, essentiellement constituées d'échanges personnels, ce qui me semblait intéressant. Mais au final, les rencontres ont duré seulement une heure et demie, ce qui n'est pas très professionnel comme attitude."
Discussions sans horizon
"Je venais en rendez-vous après avoir réalisé des séries d'exercices du type : quelles sont les missions que vous avez accomplies, vos réussites, vos échecs... Je trouve la démarche plutôt bonne, à condition d'aller jusqu'au bout. J'aurais souhaité que le consultant, à partir de ces éléments, m'amène à réfléchir à des missions ou des postes proches de mes compétences, mais dans des univers différents, auxquels je n'arrive pas à penser seule. Or il se contentait de me dire ce que je sais déjà : vous savez prendre des initiatives, vous avez un bon relationnel et vous êtes une bonne formatrice. Si mon chef de service me dit cela, je suis contente, mais ce n'est pas ce que j'attends d'un consultant. Je voulais déboucher sur un nouveau projet."
Un bilan sans profondeur
"Le document écrit du bilan, trois pages, m'a été communiqué plusieurs mois après le dernier rendez-vous et suite à mes nombreux coups de fil. Il ressemble mot pour mot à mon profil de poste actuel. Le consultant a appliqué une méthode qui serait bonne pour quelqu'un qui doute de ses compétences. Dans mon cas, après 18 ans de parcours commercial, plutôt réussi à mon sens, la question n'était pas là. Il n'a pas cherché à me bousculer, ni à susciter chez moi de nouvelles pistes."
Un conseil : être disponible
"Je regrette aujourd'hui que le bilan se soit déroulé pendant une période où j'étais débordée dans mon travail. Car j'ai le sentiment de ne pas avoir pu investir assez de temps dans cette démarche. Si c'était à refaire, j'expliquerais peut-être mieux à mon interlocuteur - même si j'ai eu l'impression de l'avoir fait - que mon objectif était d'évoluer vers un nouveau projet et non pas de me renforcer dans ma situation actuelle."
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Rédigé par La rédaction
Publié le 15/09/2010
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SOMMAIRE DU DOSSIER
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